Qu'est-ce que l'islam?

Qu'est-ce que l'islam?

... ou plutôt, que n'est-il pas?          

 

Hani Ramadan : « L’islam n’est pas une religion au sens chrétien du terme. » (commentaire de H. Ramadan sous le billet)

Tareq Oubrou   « L’islam n’est pas religion au sens ecclésiastique ou judaïque du terme.  » (vidéo, min. 9 à 9:30)

Dalil Boubakeur : « L’islam n’est pas une religion comme les autres. »

 

Remarque 1 : nous traitons ici de l’islam et non des musulmans. Par exemple, le fait que l'islam n'ait pas les valeurs morales du christianisme ne signifie évidemment pas que les musulmans soient incapables de comprendre ou d’intérioriser ces valeurs.

Remarque 2 : les affirmations ci-dessous sont vérifiables dans le Coran et ses exégèses, les hadiths (faits et paroles de Mahomet), les biographies de Mahomet, les forums de discussions islamiques.

 

À un esprit occidental peu averti, l’islam peut sembler proche du christianisme, voire même paraître séduisant dans une société en perte de repères. Mais il est important de connaitre les différences essentielles entre les deux systèmes de pensée.

 

1) L’islam n’est pas une religion humaniste

L’être humain n’est pas au centre en islam[1]. C’est Allah, dieu vengeur qui demande à sa créature soumission et crainte en échange de sa miséricorde. L’amour entre humains est secondaire (il n’est pas rare d’entendre « Si je te rends service, ce n’est pas pour toi, mais pour Allah »). 

Le Coran demande la fidélité totale à Allah, et même explicitement contre les loyautés familiales[2].

L’association (le fait d’adorer une autre divinité qu’Allah) est un péché plus grand que le meurtre[3].

Le Coran est réputé être l’œuvre d’Allah seul. Il est interdit de le modifier et de l’interpréter.

 

2) L’islam n’est pas une religion du for intérieur

La notion de libre arbitre, celle de l’acte fait « en son âme et conscience » sont étrangères à l’islam. La prière, récitation formalisée et mécanique du Coran, ne peut pas être un dialogue personnel avec Dieu.

Le contrôle permanent de l’individu par la communauté rend la visibilité des convictions plus importante que les convictions elles-mêmes[4].

Le fait que tous les membres de la communauté (pas seulement les religieux) soient appelés à montrer leur appartenance confessionnelle décuple la pression exercée sur l’individu[5].

Cette visibilité donne un avantage à l’islam sur les autres religions en renforçant le prosélytisme, qui est une injonction coranique.

 

3) L’islam n’est pas une religion que l’on peut quitter sans risque

Tous les ex-musulmans le savent : quitter l’islam fait courir le risque d’être mis à mort. Cette interdiction de l’apostasie est centrale. Le chef spirituel Youssef Al Qaradawi a déclaré : « Sans la peine de mort pour les apostats, l’islam n’existerait plus ».

On peut donc, et c’est probablement le cas de très nombreuses personnes, être musulman par obligation et le rester par crainte de représailles ici-bas et du châtiment divin dans l’au-delà.

 

4) L’islam ne proclame pas l’égalité

Il établit une hiérarchie avec au sommet les musulmans (« la meilleure des communautés »), et tout en bas les athées et les apostats, objets d’une haine féroce. En théorie, les chrétiens et les juifs sont tolérés car monothéistes. Dans les faits, dans les pays musulmans, ils sont toujours infériorisés et souvent persécutés (ex : les Coptes en Egypte).

L’égalité est également refusée aux femmes, éternelles mineures. Dans toutes les mosquées, leur place est derrière les hommes.

 

5) L’islam ne tolère pas la liberté

Le mot « islam » signifie à la fois « soumission » et « paix ». L’histoire le montre : c’est la soumission dans la paix obtenue au besoin par la guerre.

La soumission à Allah est la première des vertus demandées au musulman. La mémorisation du Coran est extrêmement valorisée. De multiples rituels et comportements dans les domaines de la vie les plus divers et même les plus intimes sont obligatoires. L’islam est bien un totalitarisme.

Humour, dérision, fantaisie : autant de notions rejetées par le dogme islamique.

 

6) L’islam ne laisse pas de place à la rationalité

Le Coran et les prières doivent être récités en arabe classique même si l’on ne comprend pas cette langue (ce qui est le cas de la plupart des musulmans). Souvent obscurs, Coran et hadiths peuvent être interprétés différemment selon les intérêts des chefs politico-religieux.

Peur de l’enfer, haine de la différence, superstitions multiples (croyance aux djinns) rendent l’individu émotif et manipulable.

 

7) L’islam n’a pas les valeurs morales du christianisme

L’altruisme, la tolérance, l’autocritique, l’humilité ne sont pas des valeurs morales en islam.

Les imams martèlent qu’il faut « condamner le blâmable et ordonner le convenable ». Le blâmable, c'est l'illicite, l'interdit (haram). Le convenable, c’est le licite, le permis (halal). Le Bien recherché est uniquement celui de la communauté musulmane, et ne dépend pas de l’intime conviction.

L’idéal islamique est hautement matérialiste si l’on en croit les promesses de son paradis : richesses[6], pouvoir, plaisirs sexuels. La vie des pillards du désert qu’étaient Mahomet et ses compagnons, modèles transmis par les hadiths et assumés par toutes les écoles de pensée islamique, fut marquée par les razzias, les assassinats (voir Asma Bint Marwan), le mensonge (voir Kab Ibn al Ashra), la pédophilie (voir Aïcha), l’esclavage notamment sexuel, la polygamie.[7]

 

8) L’islam n’est pas une religion de paix

Des aspects propres à une religion pacifique (méditation, rituels inoffensifs) n’empêchent pas l’islam d’être « une religion de guerriers » (Max Weber), impérialiste et expansionniste, qui s'est « construite sur le sang ».

Si l’offensive actuelle en Occident est politique et culturelle et non militaire, c’est surtout parce qu’elle ne rencontre que peu de résistance.

La violence est palpable dans les sociétés régies par l’islam. Même des coutumes cruelles ou oppressives non prescrites par le Coran (excision, voile intégral) perdurent dans ces sociétés où règnent le groupe sur l’individu et l’homme sur la femme. Les minorités religieuses (même musulmanes) et les athées y sont discriminés voire persécutés.

 

9) L’islam n’est pas une simple religion

Certains éléments de l’islam comme les rituels, la récitation, l’omniprésence de la communauté, peuvent apporter un certain apaisement, mais ils participent d’abord d’une structure visant à contrôler et manipuler l’individu.

L’islam est en effet avant tout un totalitarisme politique à vernis religieux. Il n’a d’ailleurs produit que des dictatures[8].           

L’islam, c’est la charia, qui fusionne croyance et loi. « (…) Dans l’islam, la morale se fonde sur la loi alors que dans notre conception du droit, la loi se fonde sur la morale ».

 

10) L’islam semble ne jamais pouvoir être réformé

Les fondateurs de l’islam se sont certes inspirés du judaïsme et du christianisme des premiers siècles, mais l’ont conçu avant tout comme instrument de pouvoir. La seule exégèse du Coran admise est celle qui le défend.

C’est pourquoi toutes les tentatives de le faire évoluer dans un sens humaniste ont échoué, contrairement aux religions juive et chrétienne. En Occident, le développement économique est allé de pair avec un accroissement des libertés et un recul du dogme. L’islam, lui, est resté figé, même dans les riches pays du Golfe qui sont les plus intégristes.

 Un « islam d’Europe » fondamentalement différent de l’islam majoritaire a peu de chances de se réaliser.

 

[1] Sa représentation dans les arts est d’ailleurs largement interdite.

[2] Coran 9:23 : « Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas pour alliés vos pères et vos frères s'ils préfèrent la mécréance à la foi. Et quiconque parmi vous les prend pour alliés... ceux-là sont les injustes. »

[3] La Trinité chrétienne est considérée comme une association.

[4] C’est pourquoi il est absurde d’invoquer la liberté de croyance pour défendre par exemple le port du voile islamique.

[5] Le voile porté en public comme les prières collectives ont un effet d’intimidation sur les musulman(e)s et les non-musulman(e)s.

[6] Une sourate s’intitule d’ailleurs « Le Butin ».

[7] Mahomet lui-même prétendait recevoir des révélations justifiant ses propres actes (exemple : épouser sa belle-fille).

[8] Royautés (Maroc, Jordanie, Arabie Saoudite), émirats (EAU, Qatar, Koweït), dictatures militaires (Algérie, Egypte), dictatures civiles (Turquie, Syrie), théocratie (Iran). À l'exception pour quelque temps encore de l'Indonésie, où cependant la parenthèse démocratique est en train de se refermer avec la montée en puissance de l'islam.