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Les autorités de Bâle-Ville ne veulent pas savoir ce que signifie le burkini

Dans sa lettre du 02.11.15, M. Howald nous indique qu’il se refuse à entrer en matière sur la signification du burkini et qu’il préfère se cantonner à ses aspects purement pratiques qui, d’après lui, en font une tenue de bain règlementaire.

Rappelons tout de même que ce que nous voyons dans le burkini n’est pas une interprétation partisane de l’ASVI, mais a été codifié par la doxa musulmane elle-même. Le burkini est une invention islamique et l’un des signes visibles et définitifs de la soumission de la femme à l’homme explicitement prescrite par les textes sacrés de l’islam.

M. Howald souhaiterait maintenir l’objet burkini dans une existence muette et fermée de banal costume de bain, à l’image de la vie des femmes qui ont eu le malheur de naître dans une famille musulmane. Mais le burkini est aussi un signifiant fatalement suggestif. Il est lourdement chargé de signifiés définis par le dogme islamique et que l’on peut synthétiser ainsi: toute femme le portant…

- … se désigne aux yeux de tous comme appartenant à uniquement une communauté, et donc comme inaccessible aux hommes non-musulmans,

- … reconnait que son corps exposé au regard masculin pose problème car il déclenche la concupiscence et incite aux amours interdits, à l’adultère, voire au viol,

- … accepte ostensiblement le contrôle social de sa communauté et apporte la preuve de sa pudeur et de son « sens des responsabilités » en recouvrant ses formes.  

Les injonctions de dissimuler constamment le corps féminin dans l’espace public relèvent d’une conception des rapports homme-femme foncièrement inégalitaire. Tolérées dans nos piscines ou ailleurs, elles bafouent le droit à l’émancipation que les femmes ont si difficilement conquis en Occident. 

Le renoncement à l’autonomie revendiqué par les baigneuses musulmanes ayant intériorisé l’ordre islamique de porter cet odieux vêtement ne change rien au fond du débat. Autoriser le burkini dans les piscines publiques au nom du soi-disant « vivre ensemble » n’est pas seulement une trahison de la cause des femmes. C’est également un pas de plus sur la funeste voie du reniement de nos valeurs humanistes et de l’islamisation de notre société.

mises à jour

La pétition "Pour des colloques critiques envers l’islam et ses activistes" a été remise à ses destinataires

Lancée par l’ASVI, elle a connu un beau succès, près de 800 signatures. Le 10 octobre nous l’avons envoyée à ses destinataires, Martine Brunschwig Graf, présidente de la Commission fédérale contre le racisme et Hansjörg Schmid, directeur du Centre suisse islam et société.

Rappel: nous demandons à la CFR et au CSIS d’organiser des débats contradictoires où les intervenants n’aient pas tous le même avis. C’est ce qui s’est passé le 11 Septembre à l’université de Fribourg sur le thème "L’hostilité envers les musulmans". La quinzaine d’intervenants était unanime. Ce n’est digne ni d’une université, ni d’institutions qui affirment vouloir organiser des débats publics sur ces questions.

La presse a été informée par un communiqué. Si vous voyez une allusion à notre initiative, dites-le-nous!

Dès que la CFR et le CSIS nous aurons répondu, vous en serez informés.

La pétition du Tessinois Giorgio Ghiringhelli, "Il faut interdire les mouvements islamistes", a été remise à la Confédération le 29 septembre avec près de 1500 signatures.

"Si l’on veut arrêter que la propagation du terrorisme et le fanatisme religieux essaiment en Suisse, une interdiction de résidence devrait être adoptée en urgence pour empêcher que ces mouvements extrémistes, qui profitent de la liberté religieuse, puissent continuer de répandre cette idéologie politico-religieuse totalitaire et antidémocratique."

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